Cephalanthera damasonium

(Miller) Druce 1906

céphalanthère  à grandes fleurs

Brantigny, 9 mai 2014

Description sommaire :
Plante robuste.
Feuilles ovales-lancéolées.
Grandes bractées foliacées.
Fleurs banc-jaunâtre s’ouvrant peu.
Labelle taché de jaune orangé.

Répartition en France : Cephalanthera damsonium est une espèce bien répandue en France, un peu moins fréquente dans l’ouest. Présente dans les forêts denses ou à mi-ombre sur sols calcaires à neutres.

Protection nationale : non
Liste rouge nationale : LC (préoccupation mineure)
Protection en Lorraine : non
Liste rouge lorraine : LC (préoccupation mineure)

Floraison : Mai à juin.

Répartition dans les Vosges : l’espèce est bien représentée sur les Vosges calcaires mais aussi dans le Xaintois. Elle est beaucoup plus rare dans les Hautes-Vosges, excepté sur les bancs dolomitiques du secteur de Saint-Dié-des-Vosges. On peut la rencontrer sous des pinèdes sombres, ce qui élargit l’éventail de prospection, où elle accompagne souvent Neottia nidus-avis.

Une station est également évoquée à Saulxures-sur-Moselotte au Bambois de Bamont (1995). En plein cœur des granites du carbonifère, cette présence étonne. La littérature mentionne en effet que cette espèce peut exceptionnellement supporter des sols plus acides. Cependant, sa présence là-bas reste pour l’heure à confirmer. Elle serait en compagnie de Cephalanthera longifolia dont la présence est quant à elle certaine. Peut-être s’agit-il d’une confusion ?

L’espèce est à rechercher en plaine sous-vosgienne, dans le triangle Épinal – Charmes – Rambervillers où son absence étonne. Elle pourrait également être observée dans la large bande gréseuse du Trias inférieur notamment sur des secteurs un peu moins acides.

Données anciennes : C. damasonium est citée régulièrement à Saulxures-sur-Moselotte, au Bambois. Elle est signalée par Mougeot (1836), sur calcaire à Neufchâteau, sous le nom de C. pallens. Berher (1876) rajoute Crainvilliers, Dogneville, Nomexy puis Ferry (1878) précise « Bois de la Heronnière, entre Nomexy et Igney, et entre Vincey et le château d’Aubiey ».

En 2019, l’espèce serait présente sur 47 communes.

Elle a été observée après 2000 à Ainvelle, Autigny-la-Tour, Auzainvilliers, Avranville, Ban-de-Sapt, Bettegney-Saint-Brice, Bouxières-aux-Bois, Brantigny, Brechainville, Contrexéville, Coussey, Domjulien, Domrémy-la-Pucelle, Greux, Gugney-aux-Aulx, Hurbache, Isches, Jubainville, La Croix-aux-Mines, Landaville, Liffol-le-Grand, Maxey-sur-Meuse, Midrevaux, Moncel-sur-Vair, Neufchâteau, Nonville, Offroicourt, Rebeuville Removille, Saint-Jean-d’Ormont, Soulosse-sous-Saint-Élophe, Thuillières, Ubexy, Villouxel, Vincey et Vouxey.

Elle a été observée avant 2000 à Autreville, Bazegney, Circourt-sur-Mouzon, Crainvilliers, Florémont, Gircourt-lès-Viéville, Mandray, Pargny-sous-Mureau, Racécourt, Saint-Dié-des-Vosges et Saulxures-sur-Moselotte.

Quelques photos de l’espèce dans le département  :

Quelques photos de l’espèce ailleurs :