Epipactis helleborine

(Linné) Crantz 1769

épipactis à larges feuilles

Vouxey, 18 juillet 2016

Description sommaire :
Plante robuste et haute.
Feuilles ovales, larges, non engainantes.
Inflorescence allongée.
Fleurs moyennes, ouvertes, verdâtres plus ou moins lavées de pourpre.
Pédoncule teinté de pourpre.

Répartition en France : Epipactis helleborine est très répandu partout en France, sur tous les types de sols, en lisière de forêts, parfois dans des milieux anthropiques comme les parcs ou jardins.

Protection nationale : non
Liste rouge nationale : LC (préoccupation mineure)
Protection en Lorraine : non
Liste rouge lorraine : LC (préoccupation mineure)

Floraison : Juin à août.

Répartition dans les Vosges : Epipactis helleborine est commun dans la région de Neufchâteau où ses stations sont nombreuses. Ailleurs, les mentions sont plus rares, mais sa présence sur la carte est sans doute sous-évaluée faute de prospection.

L’espèce est nettement plus rare dans les Hautes-Vosges même si des citations anciennes existent. Elle est connue autour de Saint-Dié-des-Vosges, sur la dolomie, mais aussi à Saulxures-sur-Moselotte et à Liézey. Cette station est à ce jour la plus haute du département (728 m).

L’espèce semble mal supporter le grès puisque aucune station ne figure dans le « trou des Vosges ». Cependant, peut-être s’agit-il d’un manque de prospection ?

L’espèce est à rechercher à Provenchères-sur-Fave (Colroy-la-Grande), « au Voyémont et à l’Abatteux, près des cols où affleure la dolomie » (Parent). À rechercher également dans le Massif vosgien sur les lisères les mieux exposées. À rechercher enfin entre Martigny-les-Bains et Monthureux-sur-Saône et dans toute la Vôge où les mentions sont inexistantes, ce qui est troublant.

Données anciennes : Mougeot (1836) la cite sur les bois montagneux, sur toutes les formations géologiques », à Gérardmer, Rambervillers, Châtel-sur-Moselle et Neufchâteau.

En 2019, l’espèce serait présente sur 52 communes.

Elle a été observée après 2000 à Avranville, Bettegney-Saint-Brice, Charmois-l’Orgueilleux, Contrexéville, Damas-aux-Bois, Évaux-et-Ménil, Grand, Hurbache, Jeuxey, Landaville, Les Forges, Liézey, Liffol-le-Grand, Martinvelle, Monthureux-le-Sec, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Jean-d’Ormont, Sanchey, Saulxures-sur-Moselotte, Senonges, Soulosse-sous-Saint-Élophe, Thuillières, Vincey, Vittel et Vouxey.

Elle a été observée avant 2000 à Aroffe, Attignéville, Autigny-la-Tour, Autreville, Badménil-aux-Bois, Bazegney, Bazoilles-sur-Meuse, Certilleux, Circourt-sur-Mouzon, Colroy-la-Grande, Dombrot-sur-Vair, Domrémy-la-Pucelle, Fontenay, Jainvillotte, Jubainville, Maxey-sur-Meuse, Midrevaux, Mont-lès-Neufchâteau, Pargny-sous-Mureau, Pompierre, Racécourt, Sainte-Hélène, Seraumont, Sionne, They-sous-Montfort, Villers et Villouxel.

Quelques photos de l’espèce dans le département  :

Quelques photos de l’espèce ailleurs : 

Epipactis helleborine var. minor R. Engel 1984

La variété minor est une plante dont le rang taxonomique est toujours sujet à controverse. D’aspect plus grêle que le type, avec une tige flexueuse, elle fleurit en général 2 à 3 semaines plus tard, sur des sols plus acides (grès, substrats sableux), sous les hêtres, les pins, voire les épicéas. On connaît trois stations de cette variété dans le département des Vosges à Ainvelle, Jeuxey et Moussey.