Ophrys fuciflora

(F.W. Schmidt) Moench 1802

ophrys bourdon

SynonymeOphrys holoserica (N. L. Burman) Greuter 1967

Attignéville, 24 mai 2015

Description sommaire :
Plante robuste.
Fleurs grandes.
Sépales lancéolés avec une nervure médiane verte.
Pétales courts et triangulaires.
Labelle entier, grand et trapézoïdal.
Labelle à bords étalés et relevés.
Appendice large, souvent tridenté et orienté vers l’avant.

Répartition en France : Ophrys fuciflora est largement répandu dans la partir nord de la France, sur les pelouses, friches et talus herbeux calcaires. Absent d’un grande partie ouest, il est souvent remplacé dans le sud du pays par des taxons voisins et de descriptions récentes, certains rangés autrefois sous le complexe O. pseudoscolopax. Il existe également de nombreuses espèces ou sous-espèces à floraison plus tardive. A noter qu’Ophrys fuciflora est un taxon extrêmement variable et qu’au sein d’une même population, tous les écarts sont possibles.

Protection nationale : non
Liste rouge nationale : LC (préoccupation mineure)
Protection en Lorraine :
non (protection en Meurthe-et-Moselle)
Liste rouge lorraine :
LC (préoccupation mineure)

Floraison : Mai à début juin.

Répartition dans les Vosges : il s’agit de l’Ophrys le plus fréquent, bien présent sur l’arc jurassique dans le secteur de Neufchâteau. Sa présence est bien claire également le long de la ligne de côte de l’infraliasique entre Vittel et Charmes.

Sur la côte du Muschelkalk, il est beaucoup plus rare.

L’espèce est à rechercher plus particulièrement sur les affleurements calcaires de la côte de Lorraine (Muschelkalk) où ses stations pourraient être plus nombreuses. Une découverte sur la dolomie déodatienne n’est pas impossible.

Données anciennes : cet Ophrys est signalé pour la première fois par Mougeot (1836), sous le nom d’Ophrys arachnites Reich., sur les coteaux herbeux sur calcaire de Charmes. Berher (1876) rajoute « Ahéville, Neufchâteau (Reuss) ; Vittel, Lamarche, Senaide (Gérard) ; Saint-Dié, au pied occidental de l’Ormont, sur le calcaire magnésien (Boulay, Lecomte) ».

En 2019, l’espèce serait présente sur 31 communes.

Elle a été observée après 2000 à Attignéville, Autigny-la-Tour, Bettegney-Saint-Brice, Bouxières-aux-Bois, Châtillon-sur-Saône, Circourt-sur-Mouzon, Crainvilliers, Domjulien, Estrennes, Évaux-et-Ménil, Frebécourt, Greux, Liffol-le-Grand, Lironcourt, Mattaincourt, Mazirot, Midrevaux, Rebeuville, Remicourt, Rollainville, Romont, Soulosse-sous-Saint-Élophe, They-sous-Montfort, Ubexy, Villouxel et Vincey.

Elle a été observée avant 2000 à Bouzemont, Jainvillotte, Maxey-sur-Meuse, Moncel-sur-Vair et Pargny-sous-Mureau.

Quelques photos de l’espèce dans le département  :

Quelques photos de l’espèce ailleurs :